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8 AGENDA
EXPOTIPP
INSTALLATION
Surfaces croisées
l’Aica a choisi les travaux de Laurianne  Bixhain pour la réouverture de sa  vitrine artistique. Car la jeune artiste  multicartes a une préférence pour  l’environnement urbain et présente  ici une sélection des travaux exécutés  au cours d’un voyage de recherche à  Chicago et d’une résidence dans la  ville d’Istanbul. Attachées à des murs  orange, ces images engagent un jeu  de reflets intéressant et parfois même  désopilant - au vu des réflexions des  passants qui se reflètent sur le verre  du kiosque et qui donc se retrouvent  parfois parfaitement cadrés dans les  photographies de Laurianne Bixhain. 
Les motifs qu’elle propose - une fa- çade de bâtiment, un tableau d’am- poules LED, un intérieur de voiture  et un livre ouvert - laissent un grand  espace à l’interprétation du specta- teur, qui peut combiner, associer ou  dissocier les différentes images qui  existent par eux-mêmes. L’artiste se  permet un jeu ambigu entre hasard  et réflexion, chaque cliché exposé  ayant aussi son histoire. Tout comme  le titre de l’exposition « Illumination  Is the New Interior Sensation », issu  d’un article trouvé un peu par hasard  dans une revue spécialisée américaine  consacrée au monde des transports.
L’exposition fait aussi appel à un  certain réalisme magique chez le spec- tateur et crée donc un petit univers à  part. Un univers où les êtres humains  sont matériellement absents, mais  qu’ils ont créé eux-mêmes. En quelque  sorte, Laurianne Bixhain nous montre  la déshumanisation du monde par les  humains. Tous les motifs se veulent  rassurants, mais finalement respirent  aussi une imagerie fantomatique, voire  (post)apocalyptique. Intéressante dans  ce contexte est aussi la photo qu’on  retrouve à l’arrière du kiosque et qui  est une contribution de la photographe  Carole Melchior, dont Laurianne  Bixhain sera aussi la curatrice d’une  exposition à venir - puisque c’est bien  la seule à comporter une présence  humaine.
Finalement, l’artiste prend le pari du  fil du rasoir entre une appréhension  de l’art « anything goes » postmo- derne et en fait très passée de mode  et une idée de liberté de formulation  qui laisse au spectateur la tâche de  découvrir les connexions cachées entre  les images et leur articulation dans  l’espace. En tout cas, l’art de Lau- rianne Bixhain n’est pas servi sur un  plateau d’argent. 
woxx  |  10 04 2015  |  Nr 1314 EXPO
Julia Willms :
Urban Household photographies, Arcades II   (montée de l’Eglise), jusqu’au 16.9, en permanence.
Diekirch
Aller-Retour Luxemburg-Berlin
Werke von Patricia Lippert, Manfred  Kirschner, Bertrand Ney, Marc  Schroeder, Veronika Schumacher,  Claude Thoma, Silke Thoss und  Barbara Wagner, Kulturhaus (13, rue du  Curé, Tel. 80 87 90 11), bis zum 12.4.,
Fr. - So. 10h - 18h.
Dudelange
Hsia-Fei Chang :
Worst Day of My Whole Life centre d’art Nei Liicht (rue Dominique  Lang tél. 51 61 21-292), jusqu’au 23.4, me. - di. 15h - 19h.
Doris Drescher :
Il me dit : « Viens on s’en va » centre d’art Dominique Lang   (Gare-Ville), jusqu’au 23.4, me. - di. 15h - 19h.
Voix du silence : hommage au poète Claudio Claudi œuvres de Jean-Pierre Menn Adam,  Vito Capone, Francesca Cataldi,  Geneviève Ensch, Isabelle Frank,  Andrée Liroux, Christiane Olivier,  Jean-Claude Salvi et Bettina Scholl- Sabbatini, ainsi que de jeunes élèves  du Centro Kaus d’Urbino, Centre de  documentation sur les migrations  humaines (Gare-Usines,   tél. 51 69 85-1), jusqu’au 10.5, je. - di. 15h - 18h.
Esch
Cité des sciences
exposition permanente, bâtiment  « Massenoire » (6, avenue du  Rock’n’Roll, tél. 26 84 01),
jusqu’à fin 2015, me. - ve. 12h - 18h, sa. 10h - 18h, di. 14h - 18h.
Visites guidées pour groupes sur rendez-vous.
Dani Neumann:
Scènes d’une vie peintures et gravures, galerie  Schlassgoart (bd Grande-Duchesse  Charlotte, tél. 26 17 52 74),  jusqu’au 19.4, ma. - di. 15h - 19h.
Luc Caregari
« Illumination Is the New Interior Sensation », l’exposition de Laurianne Bixhain pour fêter la renaissance du kiosque Aica, est un projet digne de la petite plateforme.
Le kiosque de l’Aica (Association inter- nationale des critiques d’art) a donc  vu son premier vernissage à son nou- vel emplacement, avenue Marie-Thé- rèse, un peu en amont de l’ancien sur 
À vous de combiner...
la place de Bruxelles momentanément  bloquée pour cause de restauration du  pont Adolphe. La mouture actuelle de  l’endroit offre un surcroît de visibilité  aux travaux de jeunes artistes invités  régulièrement, le tout dans un cadre  hors des « White Cubes » muséaux et  intégré dans le tissu urbain. 
Et cette urbanité est probablement  une des causes pour lesquelles 
Au kiosque de l’Aica, jusqu’au 29 mai.


































































































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