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10 AGENDA
EXPOTIPP
SANS-PAPIERS
À l’ombre du paradis
100 parcours » permet de se faire un  aperçu de ce que vivent quotidien- nement ceux dont personne ne veut  officiellement, mais qui sont néan- moins bien utiles à notre économie. Car cela aussi fait partie de la réalité :  les sans-papiers sont souvent engagés  pour faire les boulots dont personne  ne veut au pays des banques et des  fonctionnaires. Ainsi, début 2013, des  travailleurs sans papiers employés  illégalement ont pu régulariser leur  situation sous certaines conditions,  comme l’explique un des panneaux.  663 demandes de régularisation ont  été introduites, 512 acceptées. 
« Sans papiers - 100 parcours » donne  une image assez complète du calvaire  que doivent endurer ces travailleurs de  l’ombre en quittant leur pays d’origine  pour le grand-duché : les tracas admi- nistratifs auxquels ils sont confrontés,  la peur qui les accompagne tout au  long de ce chemin semé d’embûches,  etc.
Si vous vous rendez à Neimënster rien  que pour l’expo, vous serez probable- ment déçu : assez petite, celle-ci ne  vous occupera pas pendant plus d’une  grosse demi-heure. Mais si, de toute  façon, vous êtes dans les parages,  alors jetez-y un coup d’œil, ça vaut le  coup !
Au Centre culturel de rencontre Abbaye  Neumünster jusqu’au 3 mai. Une  représentation théâtrale sur les témoignages  aura lieu ce vendredi 1er mai 15h - 15h30.
woxx  |  01 05 2015  |  Nr 1317 EXPO
tél. 77 02 20), jusqu’au 10.5, me. + je. 15h - 18h, sa. + di. 15h - 20h.
Capellen
Tibor Halla,
Laurent Nunziatini et
François Schortgen galerie « Op der Kap » (70, rte d’Arlon,  tél. 26 10 35 06), jusqu’au 3.5, ve. - di. 14h - 19h.
Clervaux
Ursula Böhmer: All Ladies
Fotografien, Garten des ehemaligen  Brauhauses (9, montée du Château,  Tel. 26 90 34 96), bis zum 30.9., täglich.
Laurent Chéhère :
Flying Houses photographies, Arcades I (Grand-Rue), jusqu’au 30.9, en permanence.
Daniel Gebhart de Koekkoek : The World We Live In photographies, Échappée belle   (place du Marché), jusqu’au 30.9,
en permanence.
Thierry Konarzewski : Enosim - Âmes guerrières photographies, jardin de Lélise  (montée de l’Église), 
jusqu’au 14.4.2016, en permanence.
Klaus Pichler:
Middle Class Utopia Fotografien, Garten des ehemaligen  Brauhauses (montée du Château), bis zum 4.5.
Neckel Scholtus : Sténopé
photographies, jardin du Bra’haus  (montée du Château), jusqu’au 8.5, en permanence.
Tony Vaccaro : Shots of War
photographies, centre culturel   (vieux château), jusqu’au 10.5, ve. - di. 14h - 18h.
Julia Willms :
Urban Household photographies, Arcades II   (montée de l’Eglise), jusqu’au 16.9, en permanence.
David Angel
L’exposition « Sans papiers -
100 parcours » à Neimënster donne un aperçu des conditions de vie de certains immigrés « clandestins » au Luxembourg.
Ils ne foutent rien, sont subventionnés  par l’État pendant que des Luxembour- geois crèvent de faim, vendent de la  drogue, s’organisent en bandes pour  cambrioler nos maisons, nous piquent  les emplois et sont des terroristes  potentiels... à en croire certains com- mentateurs sur les réseaux sociaux,  les « immigrants clandestins » seraient  responsables de tous les maux. 
La réalité est tout autre : poussés à  l’émigration par diverses raisons -  persécutions politiques, ethniques  ou religieuses, motifs financiers,  situations personnelles invivables -,  les sans-papiers vivent un véritable  calvaire en quittant leurs pays. Une  fois arrivés dans leur État de destina- tion, le Luxembourg en l’occurrence,  le calvaire n’est pas fini : hantés par la  peur de se faire remarquer et expulser,  vulnérables de par leur situation et  souvent dans l’obligation morale de  subvenir aux besoins de leurs proches  dans leurs pays d’origine, beaucoup 
d’entre eux sont forcés de se sou- mettre à des patrons peu scrupuleux. 
C’est certainement aussi pour en finir  avec les préjugés sur les « clandes- tins » que l’Association de soutien aux  travailleurs immigrés (Asti) a lancé, à  l’occasion de son 35e anniversaire et  en collaboration avec l’OGBL, l’ex- position « Sans papiers - 100 par- cours », à voir au foyer de l’abbaye de   Neumünster depuis lundi. 
À travers des citations issues de  témoignages de sans-papiers vivant  ou ayant vécu au  Luxembourg, riche  en explications, l’expo retrace les  conditions de vie souvent difficiles de  ces marginalisés de la société luxem- bourgeoise. « On était comme le soleil  au Luxembourg. On existait, mais on  était cachés », peut-on ainsi lire sur  l’un des panneaux. Ou bien encore :  « Être sans papiers c’est être exploité  et mal traité. »
Regroupés par sujets tels que « Faire  face à une jungle administrative »,  « Isolement social », « Irrégularité des  enfants de parents sans papiers » ou  « Se sentir invisible », « Sans papiers - 


































































































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